Re-partir de zéro

Re-partir de zéro

Une fracture du tibia, un nouveau boulot loin des montagnes, et un bébé…
Voilà pour résumer ce qui me permet de justifier un break sportif d’environ 2 ans.

Certes, le break n’a pas été total et j’ai, du mieux possible, cherché à rester en contact. Cela dit, je dispose d’un mode de fonctionnement assez binaire : Soit j’y vais, soit j’y vais pas. Il m’a donc été difficile d’accepter le compromis et d’aller courir simplement pour ne pas totalement sombrer dans l’inactivité. « Small change makes a big difference« . Ce slogan est très juste, et si j’ai bien un conseil à partager, c’est que peu d’activité, même irrégulière et réduite, vaut (beaucoup) mieux que pas d’activité du tout !

Aujourd’hui, j’ai l’envie et le besoin de reprendre l’activité. Je me rends compte que me fixer de nouveaux objectifs est une chose importante pour moi, que cela valorise mon quotidien et – n’ayons pas peur de le dire – enrichie ma vie. Au delà de la performance, retrouver les grands espaces, les moments d’introspection lors des sorties longues, et ces nombreuses sensations positives que m’apportaient le trail running sont des choses qui sont importantes pour moi.

Toucher le fond pour mieux rebondir

Je suis désormais convaincu que toucher le fond pour mieux rebondir est loin d’être une attitude très judicieuse. Comme je l’expliquais dans l’introduction de cet article, une activité même très réduite permet de freiner la chute libre des performances. Je pense l’avoir ainsi relativement limité, même si tout reste relatif, car mon niveau d’aujourd’hui n’a rien de comparable avec ce qu’il a pu être.

Ceci étant dit, il est par contre indéniable qu’être au fond du trou constitue un argument très motivant. Partir de zéro, c’est avoir devant soit une marge de progression énorme et facilement accessible. La progression se mesure vite, le retour sur investissement est rapide. C’est très motivant de voir le fruit de son effort récompensée – chose que l’on obtient bien plus difficilement lorsque l’on plafonne dans la pratique de son activité.

Aujourd’hui j’ai couru 7km en 40 minutes, une véritable leçon d’humilité. Cela dit, je vais pouvoir mesurer le chemin parcouru voir quel sera le chrono dans 1 mois, dans 1 an… La mesure de la progression sera très certainement quelques chose d’important et que je vais m’astreindre à mesurer sur ce blog. Les principales mesures que j’aimerai mesurer sont les suivantes.

  • Meilleur chrono sur 1KM
  • Meilleur chrono sur 5KM
  • Meilleur chrono sur 10KM
  • Meilleur distance sur 1h00

et bien sur, les temps références sur les circuits d’entraînements. Si je reprends des dossards il sera aussi intéressant de comparer mes temps, même si je suis beaucoup plus dubitatif quant à retrouver un niveau équivalent.

Fixer des objectifs !

Définir des objectifs à long terme à ce stade serait naïf et très certainement inutile. Bien qu’il s’agisse d’une de mes motivation principales pourtant reprendre l’entrainement, je n’ai pas la visibilité nécessaire aujourd’hui pour me fixer des objectifs à long terme. Il m’est impossible de dire si mon cadre de vie me permettra de poursuivre l’entrainement comme je l’entends, et d’accomplir une préparation aussi spécifique à l’ultra trail running.

Cela dit, quelques courses trottent dans ma tête depuis longtemps, et les inscriptions annulées de 2013 résonnent commes des défits à relever. Je garderai donc ces objectifs en réserves dans un coin de ma tête, pour me fixer des objectifs trimestriels plus modeste et plus atteignables.

C’est donc sur ce format de trimestre que je vais tracer le récit de cette reprise, pour la partager avec la communauté mais surtout pour me permettre de mesurer moi-même le chemin parcouru, voir où tout cela m’emmène.

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