Merci Hoka

Merci Hoka

Il faut rendre à César, ce qui est à César… « Merci Hoka« . Voici ce qui a retentis dans ma tête alors que je parcourrai les balcons de Meylan la semaine dernière. Explications…

Marketing, quand tu nous tiens !

Lorsque j’ai découvert les chaussures Hoka, j’ai ri. D’un rire moqueur et mesquin.

Pour moi, Hoka One One était juste une marque de plus dans l’univers en pleine explosion du trail-running qui avait trouvé un excellent moyen visuel de se démarquer sur un marché ultra compétitif. Avec leurs semelles démesurées qui rappelaient les talons compensées des cagoles marseillaises, on ne pouvait que remarquer ces chaussures !

Sans doute également portées par de mauvais « ambassadeurs« , eux-même victimes avouées du marketing sportif, j’ai vraiment eu un rejet accompagné d’un profond dédain pour cette marque. Je me souviens regarder assez pitoyablement les quelques rares coureurs qui portaient ces chaussures lors des trails auxquels je participais alors, en pensant « pourvu que leur cheville ne parte pas de travers…« .

En parallèle de cette prise de contact que j’admet être très personnelle et pas très objective, la notion de minimalisme faisait également son émergence dans le monde de la course à pied. La tendance allant vers la simplification de l’équipement, avec Kilian s’abreuvant dans les ruisseaux de montagne en tête de proue, prenait à contre-sens les marques qui équipaient les trails-runners et faisaient pourtant de ces mêmes coureurs « minimalistes » leurs grandes égéries… Les chaussures Hoka allaient alors totalement à l’encontre de cette mode, en apparence en tout cas, et des marques comme « five fingers » s’opposaient radicalement à ce style.

Il n’y a que les idiots…

Et puis en 2013, ma jambe a cassé. Je me suis juré alors que plus jamais je ne courrais sur du bitume, considérant cela comme bien trop traumatisant pour le corps, les articulations et les os. Je gardais également une appréhension psychologique très forte… Lorsque j’ai repris en 2014, j’ai également découvert une douleur dans mon genou gauche, une gène à chaque impact. Dès que le volume d’entrainement augmentait, la douleur faisait de même. Enfin, cerise sur le gâteau, mon terrain d’entrainement en semaine se situait en plaine, avec d’incontournables portions de goudrons… Dans ce contexte, et malgré tout curieux d’essayer ces chaussures si particulières, j’ai donc profité d’une journée de test chez Endurance Shop Annecy pour aller tester une paire de Hoka One One.

Je suis donc ressortie du magasin une paire de Clifton aux pieds, pour une petite promenade autour du lac d’Annecy. Cela a tout de suite été une vraie révélation. Certes, je venais de chaussures typées trails ou à profil polyvalent, et je sais que ça fait une sacré différence avec des chaussures taillées pour la route. Mais après plusieurs marathon, j’avais tout de même une expérience certaine du bitume, et ces Hoka n’avaient clairement rien à voir avec ce que j’avais pu tester par le passé. Le confort, la légèreté, et surtout dans mon cas, l’amortie était un vrai régale. Je passerai les commentaires sur le faible drop, et le déroulé de la foulée, mais j’ai appris également lors de ce test que malgré leur profil étrange, ces chaussures favorisaient une foulée dite « naturelle ».

Hoka Clifton Hoka Clifton

Il ne m’a pas fallut plus de quelques minutes de courses pour être convaincu, et décider de l’achat d’une première paire. Courir sur le bitume n’était plus du tout une contrainte. Je réussissais petit à petit à faire disparaître l’appréhension que j’avais dans ma foulée et retrouver un mouvement plus naturel, plus équilibré. Mieux que ça, ma douleur dans le genoux a très fortement diminué suite à ce changement de chaussures.

Et en trail ?

En trail, je reste encore à convaincre. J’ai testé un modèle de Rapa Nui lors de cette même initiative chez Endurance Shop Annecy, et le bilan en a été plutôt positif, mais la hauteur de semelle reste pour moi un contre-argument de taille (c’est le cas de le dire!). J’ai effectivement tendance à avoir les chevilles fragiles, qui partent vite de travers. Me tordre la cheville avec cette hauteur de semelle me fait vraiment très peur. Même si d’après les commentaires que j’ai pu glaner, Hoka a fait beaucoup de progrès dans la rigidité de leur modèles, c’est un point bloquant pour moi.

Cela dit, j’y pense fréquemment lors de mes sorties sur chemin. J’aimerais avoir l’occasion de tester plus en profondeurs les différents modèles parmi les nombreux que la marque propose dans leur gamme Trail, afin de pouvoir me faire une meilleure opinion. Il y a clairement des parcours peu techniques et assez roulant, ou une chaussure Hoka me permettrait de soulager mes vieux ossements et mon genoux douloureux.

En conclusion

En conclusion, alors que je courrais sur bitume la semaine dernière, et en plus sur une route en pente (mais avec une magnifique vue sur la vallée du Grésivaudan) je me suis dis « Merci Hoka » car il est indéniable que sans ces chaussures, je ne pourrai pas m’autoriser ce type de sortie. Je n’ai malheureusement pas la possibilité de toujours courir sur des chemins (que celui qui le peut me jette la pierre), et courir avec des chaussures standards sur bitume reste exclus pour moi (ou alors à moins de 10 km/h !). J’ai désormais plaisir à recommander cette marque à mes amis coureurs sur route, et conseille vivement à tout coureur d’essayer une fois au moins, juste pour voir ! Je reste encore à convaincre pour la pratique sur chemin, et j’étudie actuellement la question. Sans doute un cap à passer. A suivre!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.