Ces mecs qui ne disent pas bonjour

Ces mecs qui ne disent pas bonjour

On lit aujourd’hui dans les magazines que le trail est certes un sport individuel, mais qui prend toute sa dimension dans le collectif et le partage.

Chaque coureur possède son propre niveau et ses propres objectifs, mais tous partagent le même plaisir, la même passion. Finalement, on parle d’un esprit trail, d’une communauté trail, et parfois même d’une famille de trailers.

Bon, désolé de casser l’ambiance, mais faut pas s’emballer non plus. Avant de se mettre à chanter Cumbaya tous ensemble, j’aimerais temporiser un peu en rappelant que tous les trailers ne sont pas tous des hyper sociables, et que certains cherchent justement le calme et la solitude.

Ceci étant dit, il est vrai qu’une certaine solidarité existe et se doit d’exister. A ce titre, je pense en tant que coureur, on est en droit d’attendre une simple salutation lorsqu’on croise un confrère sur les sentiers.

Décroche un bonjour boooooordel !!!

S’il devient de plus en plus fréquent de croiser des trailers sur les chemins, il est malheureusement tout aussi fréquent de se prendre un grand vent au moment d’échanger un bonjour.

Il n’est certes pas toujours facile de saluer un collègue alors qu’on est en plein effort, dents et fesses serrés, sur le point de boucler la douzième série de ce maudit fractionné. Et pourtant, je fais l’effort ! On se décrispe, les plus téméraires tentent d’amorcer un sourire, et on balance un « b’jour » entre deux respirations. On peut même se laisser aller à un « s’lut » parce qu’en trail, tout le monde le sait bien, on est tous potes.

Cet effort certain rend donc d’autant plus frustrant le fait que le coureur d’en face vous dédaigne royalement, et vous renvoie un vent à vous faire perdre l’équilibre !

Lorsque cela m’arrive, j’essaie de me calmer en me disant qu’il ne m’a simplement pas entendu ! Il devait avoir un MP3 caché sous son bonnet le volume a fond.

Mais quand bien même, la communication n’est pas qu’orale ! Un petit signe de la main, un petit balancé de menton, voir même un clin d’œil suffit à compenser une incapacité à sortir un son de sa bouche.

Le pire de tout, c’est le cas du regard fuyant. Ce regard qui vous évite qui si vous étiez transparent. On est pourtant sur un single étroit et je suis bien certain que ce mec m’a vu.

Non mais faut pas déconner, je sais que le collant moule-burnes peu effrayer mais entre coureurs, on a l’habitude !? Ou alors, peut être que ces coureurs asociaux pensent qu’il est tout à fait normal de croiser quelqu’un au milieu de la montagne, en train de courir sous la pluie, par moins 5 degrés, la nuit. Non vraiment, il n’y a aucune raison particulière de se saluer.

Alors ça m’éneeeeeeerve ces mecs qui ne disent pas bonjour, parce que sans forcement impliquer qu’on soit tous frères telle une communauté hippies. Se saluer entre pratiquant, c’est la moindre des politesse, bordel !

Bon me voilà tout énervé maintenant…

Bon ben pour me calmer j’vais aller courir moi. AUREVOIR

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