Ces mecs qui partent trop vite

Ces mecs qui partent trop vite

A chaque course, ça ne rate jamais… Qu’on soit sur un 10, un 30 ou un 80 km, les mecs partent au départ à fond, comme des dératés irradiés du cerveau.

C’est un peu comme si subitement, au coup de feu du départ, la survie devenait l’enjeux de la course. « Si t’arrives 2ème petit, tu vas mourir… » Ou encore,  comme si on les retenez de courir depuis des mois et que d’un coup on lâchait la longe. Ils partent tels des lévriers enragés.

levrier

Penchons-nous sur ce comportement si particulier. Quelle est exactement le processus mental qui se passe dans leur cerveau à ce moment précis ?

Une théorie envisagée est qu’ils pensent que sur un 30 km (ou plus), la position 3 minutes après le départ est hyper importante, et va déterminer tout le reste de leur course; Qu’être dans le groupe de tête va les porter sur « un bon rythme« , cherchant « le bon wagon » pour conclure finalement après course « être parti un peu vite » . Une autre théorie est que simplement, ils pensent avoir « trouvé leur rythme » et envisage de tenir cette allure de 17 km/heure comme vitesse de croisière pendant les 30 prochain KM.

A vrai dire, je n’en ai aucune idée. Cela me dépasse totalement et je vais écrire à Jamy.

Pour ma part, je pense que non seulement, ces mecs se crament pour rien, mais passent en plus le reste de la course, humiliés, à se faire doubler par les autres coureurs. Bordel… ces mecs là n’ont-ils aucun amour-propre ? En échange des 5 minutes de gloire à courir dans le peloton de tête, ils passeront 1h30 (ou plus) à se faire dépasser par les plus novices des trailers.

Ça ne vous est jamais arrivé de doubler, après juste 15 minutes de course, un mec tout rouge, soufflant comme un bœuf à l’agonie, qui court encore mais irait sans doute plus vite en marchant ? Voilà, c’est lui, vous l’avez reconnu. Oui, vous avez le droit de rire.

Photo prise au KM 4

Photo prise au KM 3 du trail des marmottes

Je vous jure, ça me fout les glandes…

Une autre catégorie de ces prima-partants, sont ces coureurs calamiteux qui dans le sas de départ se pressent vers la ligne de départ, parmi les tête d’affiche, pour attaquer la course sur la base d’un bon 7 ou 8 km/heure !

C’est différent, mais pas moins insupportable !

Il faut les doubler au bout de 30 secondes de course, in extremis, presque comme si un lampadaire s’était subitement implanté au sein du peloton. Pire, cette espèce fonctionne malheureusement souvent par paire. Vous les reconnaîtrez facilement car ils ont une fâcheuse tendance à discuter sereinement, un peu comme si c’était le jogging de récupération au parc le dimanche. Le binôme rend le dépassement encore un peu plus difficile, et mon humeur encore un peu plus misérable.

départ-enfant

Bordel, un peu de jugeote, si votre rythme est lent c’est votre bon doit, mais mettez vous au fond du sas de départ, laissez la place à la jeunesse (NDLR : notez que la jeunesse fait souvent partie de la catégorie évoquée précédemment, celle qui part à fond). Ou bien, est-ce juste une mauvaise estimation de votre niveau ? Oui, en fait, vous êtes super nul et tout le monde veut vous doubler, ou devrais-je dire vous piétiner.

Voilà, rien que d’en parler, ça m’a super énervé, et je vais devoir aller courir pour me calmer. Je vais démarrer à fond, tiens comme ça, juste pour essayer de comprendre.

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