Ces mecs qui kiffent les trails blancs

Ces mecs qui kiffent les trails blancs

Crédit photo Terra Trail

Ce week-end, j’ai participé à mon 2ème trail blanc de la saison. Le Trail des Huiles. Et autant vous dire que, contrairement au dicton « jamais deux sans trois« , pour moi c’est sûr : ce sera le dernier !

Bon, je dois l’admettre, il y avait quand même quelques trucs de sympa…

D’abord, il faut bien l’avouer, toute l’organisation c’est déroulée parfaitement et dans une ambiance de convivialité incroyable.

Bon, c’est vrai que partir courir 35 km dans la neige, un dimanche matin, par -14 degrés au départ, ça a plutôt tendance a éliminer un public de râleurs (sauf moi) qui préfèrent rester au chaud dans leur lit – Et sans doute d’ailleurs n’ont-ils pas complètement tord !

Mais le froid, ça a surtout pour effet de réchauffer les cœurs ! L’ambiance était donc, n’ayons pas peur des mots, exceptionnellement chaleureuse, douce et sympathique, comme l’infusion à la camomille qu’on m’a gentiment servi avant le départ.

Trail des huiles - gelon trail

Ensuite, le parcours.

Bon OK, là encore, je suis bien contraint de l’admettre, le parcours était majestueux.

J’ai rarement vu aussi beau, et pourtant les gars, soyez certains que j’en ai vu surement plus que vous tous réunis. Des champs immaculés de neige vierge, des vues incroyables sur les montagnes et vallées avoisinantes, quelques points de vue magiques sur le Mont Blanc… La traversée de quelques hameaux venait casser la monotonie de ces splendides paysages (on se lasse de tout…), où l’on trouvait des ravitos très sympas et bien équipés… OK, OK, force est de constater que ce parcours était vraiment sensationnel.

Mais bon je m’égare, car n’oubliez pas que je suis un trailer en colère et donc très, très énervé.

Car courir 35 km dans la neige, c’est juste très dur. Très dur ou très chiant, à vous de voir. C’est des centaines de foulées qui glissent, des pas de travers, des appuis manqués et autant de frustration qui s’accumule au fil des heures qui passent. Certes, le décor était beau, mais à chaque fois où j’ai levé les yeux pour l’apprécier, c’était la sortie de route. J’ai bien failli me manger un sapin ou deux !

Trail des huiles - gelon trail

Bon, OK l’organisation avait fait un travail de damage là encore remarquable, surtout quand on sait qu’il a du tomber 1 mètre de neige la semaine précédent la course ! Il parait que près de 30 raquetistes avaient parcourus l’itinéraire la veille du départ. Cela avait donc été vraiment bien travaillé, mais à moi ça ne me suffit pas. Moi, je voudrais de la neige lisse et droite comme du bitume bien frais; et des chaussures cloutées, comme Julien Chorier (qui m’a mis 1h30 au chrono) et avoir des appuis valables !

Mais ça je ne l’ai pas eu, et donc je suis en colère.

Pour conclure, je dirais que dimanche, j’ai couru l’une des plus belle course de la région et de la saison, avec une organisation et un parcours en phase : tous deux magnifiques.

Signe de succès, les avis sont unanimes et tous les participants que j’ai croisé ont pris beaucoup de plaisir. Tous sauf moi ! le trailer en colère, car il m’en faut peu… Alors tant que je n’aurai pas de la neige lisse comme une peau de bébé et ferme comme mon fessié dans l’effort, les trails blancs pour moi c’est définitivement FINI !

Enfin, au moins jusqu’à l’année prochaine où j’avoue que je reviendrai sans doute à la prochaine édition du Trail des Huiles….

Bon, ben maintenant je suis tout énervé… Je vais aller courir dans la neige pour me rafraîchir les idées.

Crédit photo Terra Trail

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